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Principaux résultats obtenus dans la cadre de l'Action « Vin et Santé, biologie et pathologie vasculaires »
Le niveau de moyens mis à disposition et les durées des programmes de recherche n'ont permis que de s'associer à des études épidémiologiques en cours (Stanislas, Monica, Gazelle, 3C ), et d'obtenir ainsi des résultats significatifs dans un délai raisonnable.
Parmi ces études épidémiologiques, le programme "Vin et Santé" a soutenu les études d'un pionnier dans le domaine : le professeur Serge Renaud et, en particulier, ses derniers travaux menés avec le Centre de médecine Préventive de Nancy sur la cohorte Stanislas (A1, A2, A17). Les résultats de ces études vont dans le sens qu'une consommation modérée et régulière de vin pourrait être associée à une diminution de la morbidité et de la mortalité cardio-vasculaire. De manière plus novatrice, l'effet de la consommation de 2 à 3 verres de vin par jour (et non d'une autre forme de boisson alcoolisée), observé quelque soit le niveau de facteur de risque (hypertension artérielle, dyslipidémie…), est également associée à une réduction de la mortalité globale et de la mortalité par cancer chez les hommes. Le vieillissement de la population incluse dans la cohorte Stanislas , faisant apparaître un nombre significatifs d'événements chez les femmes, devrait pouvoir permettre dans les années à venir d'évaluer si les données chez les femmes viennent soutenir les hypothèses soulevées chez les hommes .
Les travaux menés en collaboration avec le projet MONICA France (A5, A7-9, A11, A13-16, A18, A20-21) ont montré, à consommation alcoolique égale, un effet différentiel du type de boisson, en particulier du vin et de la bière, en montrant par exemple un effet stimulant sur la fraction réputée protectrice du cholestérol, le HDL-cholestérol, supérieur pour le vin par comparaison à la bière. Et à l'inverse sur les triglycérides, un effet délétère moindre du vin par rapport à la bière est noté. Dans une série d'études du groupe Monica Toulouse, avec plusieurs laboratoires dont l'IVS (Institut des Vaisseaux et du Sang) à Paris, un effet de la consommation modérée de vin a été mis en évidence dans cette population du Sud-Ouest sur certains facteurs impliqués dans les phénomènes de la coagulation et de thrombose (comme le fibrinogène et le facteur VII). De même les sujets consommateurs modérés réguliers de vin se caractérisent par une augmentation significative de la capacité antioxydante de leur plasma et par le fait que certaines de leurs particules telles les LDL, sont protégées de l'oxydation notamment grâce à une préservation de leur contenu en vitamines antioxydantes. Ces caractéristiques peuvent concourir à expliquer une protection accrue contre les maladies cardio-vasculaires.
Parmi les études plus fondamentales sur les effets tissulaires ou cellulaires de ces extraits dérivés du vin, un vaste projet coordonné par une équipe de Strasbourg en collaboration avec des laboratoires de Dijon et de Paris, a permis de mettre en évidence un effet relaxant des polyphénols du vin sur les vaisseaux sanguins. Cet effet serait dû, d'une part, à un effet direct d'induction de la synthèse d'une molécule vasodilatatrice puissante : le monoxyde d'azote (NO) par les cellules endothéliales et, d'autre part, à un effet indirect lié à l'activité antioxydante des phénols du vin qui s'opposeraient à l'effet inhibiteur des particules lipides (LDL) oxydées sur cette action vasodilatatrice des cellules endothéliales. Enfin, il semblerait de plus que certaines classes de polyphénols du vin puissent être impliquées dans un effet vaso-relaxant direct (C2-8, C10).
Pour la compréhension des mécanismes des composés phénoliques du vin, les travaux se sont orientés dans plusieurs directions complémentaires en utilisant à moyen et long terme des modèles animaux dessinés pour évaluer au mieux l'effet d'une consommation régulière des phénols du vin sur les différentes composantes de la pathologie cardio-vasculaire : athérosclérose, thrombose, hypertension, syndrome métabolique (C11-C26)….. Ces effets passant par une absorption et un métabolisme des composés du vin, il a été mis au point un modèle animal à flore digestive modifiée pour devenir de type humain, de manière à étudier les métabolismes intestinaux des phénols du vin de façon aussi proche que possible de l'homme (B4). D'autre part les principaux phénols et métabolites des phénols du vin ont pu être marqués par un isotope stable de façon à faire faire les progrès que l'on attendait sur l'absorption et le métabolisme chez l'homme de ces composants du vin (B3).
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